Les financements au titre de la 8e reconstitution des ressources du GEF permettront d'intensifier les efforts de lutte contre la perte de biodiversité, le changement climatique et la pollution

Vingt-neuf pays se sont conjointement engagés à verser plus de 5 milliards de dollars au Fonds pour l'environnement mondial (GEF), donnant ainsi une impulsion majeure aux efforts internationaux visant à protéger la biodiversité et à réduire les menaces liées aux changements climatiques, aux plastiques et aux produits chimiques toxiques grâce à une action concertée au cours de cette décennie.

Ce nouvel appui, d’un montant total de 5,25 milliards de dollars, représente une hausse de près de 30% par rapport au cycle de financement quadriennal précédent. Il intervient à un moment critique pour des pays en développement dont la capacité à relever les défis environnementaux croissants a été mise à mal par les pressions budgétaires liées à la pandémie de COVID-19 et à la hausse de l'inflation.

« Cette reconstitution des ressources réussie n'est pas seulement importante pour les programmes et les projets que le GEF soutient à travers le monde, et pour leurs effets bénéfiques sur l'environnement. C'est aussi un signal fort qui montre que la communauté internationale est prête à œuvrer de concert pour restaurer la santé de notre planète et de ses habitants, en promouvant une collaboration générale indispensable face à ces défis complexes », a déclaré Carlos Manuel Rodriguez, directeur général et président du GEF.

« Nous pouvons tous être immensément fiers de cette solide reconstitution des ressources du GEF, car elle vient renforcer le rôle de ce fonds dans la promotion d’une action environnementale qui bénéficie à la nature et à l’humanité, a déclaré Akihiko Nishio, vice-président de la Banque mondiale pour le Financement du développement et coprésident du processus de reconstitution des ressources. Le GEF n'a jamais été aussi bien placé pour faire face aux défis environnementaux mondiaux qu'en ce moment, alors que la planète est confrontée à des risques et des défis sans précédent. »

Le GEF est la principale source de financement des efforts de protection de la biodiversité dans le monde et il est le seul fonds multilatéral qui aborde tous les aspects de la santé environnementale.

Son appui financier et stratégique aide les pays en développement à s'acquitter de leurs obligations au titre de plusieurs accords internationaux: Convention sur la diversité biologique, Convention de Minamata sur le mercure, Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

« Les petits États insulaires en développement se félicitent de l'augmentation du financement dans le cadre de la huitième reconstitution des ressources du GEF, qui permettra de revoir à la hausse les ambitions sur de nombreux fronts environnementaux qui nécessitent des changements porteurs de transformations, a déclaré Caroline Eugene, ancien point focal technique du GEF à Sainte-Lucie et représentante des petits États insulaires en développement lors des négociations sur la reconstitution des ressources. Nous saluons les efforts déployés par le GEF pour contribuer à harmoniser les priorités internationales et nationales, et pour travailler de manière intégrée afin de produire des effets bénéfiques pour l’environnement à l'échelle mondiale et de renforcer la résilience dans l’ère post-COVID. »

« L'Allemagne est une fervente supportrice du Fonds pour l'environnement mondial, une institution qui, en rassemblant les pays et les parties prenantes, joue un rôle sans équivalent pour relever les défis environnementaux. Cette importante mobilisation de ressources au titre de GEF-8 est une très bonne nouvelle pour nos efforts conjoints visant à lutter contre la disparition des espèces, le changement climatique, la pollution plastique et d'autres menaces qui exigeront toute notre attention dans les années à venir », a déclaré Jürgen Zattler, directeur général pour la politique de développement international, le Programme 2030 des Nations Unies et la transformation sociale et environnementale au sein du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement.

« La place accrue accordée à la biodiversité dans le cadre de cette solide reconstitution des ressources du GEF (GEF-8) confère à ce dernier un rôle plus important dans la promotion du programme d’action pour la nature. C’est de bon augure pour l’issue de la COP15 à Kunming, et une bonne nouvelle pour les efforts entrepris par le GEF en vue de rassembler des enjeux interdépendants comme la biodiversité, les produits chimiques et les déchets, la gestion des océans, la dégradation des terres et le changement climatique », a déclaré Karin Seydlitz, membre du Conseil du GEF pour la Suède.

La protection de la biodiversité représente le volet dominant de la huitième période de programmation du GEF, appelée GEF-8, qui s'étendra de juillet 2022 à juin 2026. Ce soutien sera essentiel à la réalisation de l'Engagement des dirigeants pour la nature, qui vise à inverser la perte de biodiversité d'ici à 2030 en protégeant les sols et les océans dotés d'une biodiversité importante à l'échelle mondiale.

Parmi les autres priorités de GEF-8 figurent la lutte contre les menaces liées aux changements climatiques, à la dégradation des sols, aux produits chimiques et aux déchets, ainsi que l'atténuation des pressions exercées sur les océans et les eaux internationales, en apportant un soutien aux projets et programmes ainsi qu'aux négociations internationales et à leurs résultats. Une grande partie des financements sera octroyée à un ensemble de 11 programmes intégrés qui s'attaquent à plusieurs menaces, comme la dégradation de l'environnement liée aux villes, aux systèmes alimentaires, aux plastiques, à l’eau et à la gestion des forêts.

Le soutien accru du GEF au cours des quatre prochaines années sera crucial pour la mise en œuvre du nouveau cadre mondial de la biodiversité, qui devrait être approuvé lors de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (COP15), qui se tiendra cette année à Kunming, en Chine. Les financements d'actions précoces accordés par le GEF au cours de sa septième période de programmation ont permis de jeter les bases de ces efforts visant à réduire la disparition des espèces et à protéger les écosystèmes vitaux.

« La solide huitième reconstitution des ressources du GEF est un signal fort de l'engagement international à prendre des mesures pour la conservation des écosystèmes et à promouvoir une vie en harmonie avec la nature. Nous attendons avec intérêt de tirer parti de cette dynamique en vue de la COP15 et de la mise en place d'un nouveau cadre mondial de la biodiversité dont la mise en œuvre bénéficiera du soutien du GEF », a déclaré Yu Weiping, vice-ministre chinois des Finances.

« Nous nous félicitons de l'ambitieux programme de reconstitution des ressources de GEF-8 et de l'accent mis sur la biodiversité, a déclaré Sylvie Lemmet, ambassadrice française déléguée à l'environnement. Au cours de la période de GEF-8, la part des fonds consacrée au domaine d'intervention « diversité biologique » augmentera sensiblement pour atteindre 36 % du total. En outre, l'objectif est de faire en sorte que 60 % de l'ensemble des financements du GEF produisent co-bénéfices pour la biodiversité, avec un accent particulier sur les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement. Cet effort considérable réaffirme l'engagement de la communauté des bailleurs de fonds à financer la mise en œuvre d'un futur cadre mondial de la biodiversité pour l'après-2020 ambitieux et le rôle de premier plan du GEF sur les enjeux de la biodiversité. »

« Cette huitième reconstitution ambitieuse des ressources du GEF constitue l’une des principales réussites de la dynamique internationale en faveur du développement durable, et elle est de bon augure pour la prochaine COP15 sur la biodiversité ainsi que pour la lutte contre le fléau du plastique », a déclaré Lee White, ministre gabonais des Eaux, des Forêts, de la Mer et de l’Environnement, et représentant régional du groupe des pays d'Afrique au GEF

Depuis sa création en 1991, le GEF a accordé près de 22 milliards de dollars de financements et mobilisé un montant additionnel de 119 milliards de dollars de cofinancements pour lutter contre les menaces environnementales et protéger la biodiversité, sur terre et en mer. Les investissements du GEF ont également permis d'éviter plus de 9 milliards de tonnes d'émissions de carbone à ce jour et ont aidé les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement à renforcer leurs défenses contre les changements climatiques et d'autres menaces.

Au cours de sa prochaine période de programmation, le GEF continuera à privilégier les solutions de financement mixte et la collaboration avec le secteur privé pour mobiliser des fonds supplémentaires en faveur de la biodiversité, de la nature et de la lutte contre les changements climatiques. Il travaillera également avec les gouvernements pour faciliter un financement efficace et ciblé, à travers un programme d'aide aux pays renforcé ainsi que des initiatives d'échange de connaissances et d'apprentissage au profit de ses 184 pays membres.

« Le Brésil collabore depuis longtemps avec le Fonds pour l’environnement mondial, non seulement en tant qu’un de ses principaux pays bénéficiaires, mais aussi en tant que donateur. Nous nous réjouissons de continuer à apporter notre contribution dans le cadre de GEF-8 et voyons dans cette reconstitution ambitieuse l’occasion de consolider le rôle joué par ce fonds pour procurer à tous les pays en développement des moyens de mise en œuvre dans l’optique de générer des effets positifs sur l’environnement mondial », a déclaré Renato Barros de Aguiar Leonardi, membre du Conseil du GEF pour le Brésil.

« Nous sommes très heureux d’apporter notre soutien à une reconstitution solide des ressources du GEF. Ses orientations financières et stratégiques sont le reflet d’un consensus entre toutes les parties prenantes sur la volonté de maintenir et renforcer la mission du GEF. Nous sommes convaincus que le cycle GEF-8 marquera un tournant décisif pour œuvrer en faveur de la santé de la planète et de ses habitants », a déclaré Rajesh Khullar, membre du Conseil du GEF pour l’Inde.

« La capacité d’innovation du GEF est nécessaire pour parvenir à des solutions qui combinent sources de financement publiques et privées. La forte mobilisation en faveur de cette reconstitution des ressources témoigne d’une confiance qui permettra au GEF de continuer à montrer la voie dans le domaine des financements mixtes pour le climat et pour la réalisation des ODD 14 et 15 sur la vie sous-marine et la vie sur terre », a déclaré Joan Larrea, directrice générale du réseau Convergence et membre du Comité consultatif des experts financiers du GEF.

L'approche du GEF repose également sur l'engagement de travailler en étroite collaboration avec les peuples autochtones, les communautés locales, les jeunes et les femmes, et d'en tirer des enseignements pour tous les projets et programmes, notamment par le biais du programme de microfinancements, qui soutient les initiatives locales.

« Les organisations de la société civile occupent une place essentielle dans les efforts mondiaux visant à faire face aux défis de l’environnement et elles joueront un rôle central pour faire en sorte que les initiatives financées par le GEF produisent un impact maximal dans les années cruciales qui s'annoncent. Au nom des quelque 500 organisations de la société civile qui composent le réseau OSC du GEF, je tiens à saluer l’ampleur et l’ambition de ce nouveau soutien, ainsi que l’engagement à travailler avec toutes les parties prenantes pour obtenir des résultats qui changent la donne », a déclaré Sano Akhteruzzaman, président du réseau OSC du GEF.

Les engagements conjoints ont été pris à l'issue de quatre sessions de négociation entre les bailleurs de fonds du GEF, qui comprennent à la fois des pays développés et des pays en développement. D'autres contributions devraient suivre lors de la réunion du Conseil du GEF de juin 2022, lorsque les contributions individuelles des pays seront annoncées.

Toutes les réunions organisées dans le cadre de la reconstitution des ressources GEF-8 se sont tenues virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. Elles ont rassemblé des représentants de la société civile, d’autres dispositifs de financement de l'action environnementale, dont le Fonds pour l'adaptation et le Fonds vert pour le climat, ainsi que les pays bénéficiaires du GEF et les 18 agences de mise en œuvre du GEF.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://www.thegef.org/who-we-are/funding/gef-8-replenishment

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